Tag: écologique

22
nov

visite du chantier de St Sorlin organisée par l’association TERA

Le 8 juillet dernier, l’association TERA a organisé une visite de chantier du projet de réhabilitation d’une maison en pisé à Saint sorlin de Vienne. Une trentaine de personnes: architectes, maçons, économistes, … ont répondu présents à cette invitation.

http://terre-crue-rhone-alpes.org/visite-de-chantier-vendredi-8-juillet-2016-14h00-a-st-sorlin-de-vienne-38/

fiche descriptive du projet de St sorlin à télécharger ici: mm_fiche-st-sorlin

13
juin

Eco-rénovation d’une maison en pisé

Caractéristiques techniques de l’éco-rénovation:

_ Ouvertures dans les murs en pisé avec des encadrements en douglas ou reprise d’anciennes pierres. Rebouchage à la terre issue des ouvertures

_ Au sol: système de hérisson ventilé pour assainir l’intérieur de la maison qui était humide + isolation liège 14cm (isolant imputrescible naturel) + dallage en béton de chaux intégrant un plancher chauffant + travertin: complexe de sol entièrement perspirant permettant à l’humidité résiduelle de s’évacuer sans se concentrer dans les murs en pisé. Drainage en pied de mur à l’extérieur.

_ Au mur: isolation du mur nord avec 14cm de fibre de bois plaqué » contre le mur en pisé+ frein vapeur Sd=2+vide technique permettant de passer les réseaux + fermacell + peinture naturelle: complexe perspirant permettant à l’humidité présente dans les murs de s’évacuer. En façade sud, il est prévu un enduit terre en réutilisant la terre issue des ouvertures et du sol.

_ En toiture: conservation de la charpente traditionnelle avec les anciennes voliges apparentes et isolation par l’extérieur avec trisolaine (isolant en laine de mouton) pour une partie et 30 à 40cm de ouate de cellulose pour une autre partie où la charpente ne sera pas apparente.

_ Systèmes techniques: Chaudière bois bûches. Electricité bio-compatible pour éviter les champs électro-magnétiques

Merci aux entreprises Franck Charreton maçonnerie traditionnelle, Jullien SAS charpentier, Rivory menuisier extérieur, David Izier isolation intérieure, Frédéric Mollard électricité bio-compatible et enduit terre, et Rémy Christin plomberie chauffage

26
mai

chantier d’une extension de logements collectifs à ossature bois à Villeurbanne

Sur une parcelle existante à Villeurbanne, était implanté une partie bureaux en RDC et des logements collectifs à l’étage. Le Maître d’ouvrage a décidé d’optimiser la parcelle et de construire des logements supplémentaires. Avec les contraintes d’urbanisme, il était possible de construire un T4 en limite ouest avec une grande terrasse et 2 T2 avec leurs accès indépendant en limite est.

Le maître d’ouvrage utilisait toujours les bureaux pendant le chantier, l’idée a donc été de construire en  ossature bois toute la partie ouest pour éviter les pont thermiques (étant donné que l’on se posait sur un garage) et pour avoir un chantier, plus propre et plus rapide. Voici les photos de l’évolution du chantier de l’ossature et charpente bois traditionnelle.

Merci à l’entreprise Coudour Vermorel, les charpentiers (http://www.coudour-vermorel.com/)et à l’entreprise Régis Matray, les maçons, pour leur travail.

04
août

La phytoépuration ou l’art de retrouver le cycle naturel de l’eau

« Les eaux à travers le monde sont largement polluées par les engrais et les pesticides chimiques, les métaux lourds, les composés dérivés du pétrole, les nitrates, les phosphates, les coliformes fécaux. Les nitrates, les phosphates et les coliformes fécaux qu’on retrouve dans les nappes phréatiques et les rivières proviennent, principalement, soit des activités agricoles, soit du manque de traitement des déjections humaines. Les stations d’épurations sont efficaces pour le traitement de la matière organique, mais elles relarguent encore trop souvent des nitrates, des phosphates et surtout des coliformes fécaux dans l’environnement. Pour les systèmes d’assainissement individuel seulement 15% de traitement est effectué. Les rivières sont largement victime de ces rejets et ne peuvent plus s’autoépurer, comme cela pouvait fonctionner lorsque le nombre de station était moindre.  Il paraît alors inadapté de poursuivre ce mode de fonctionnement. Voici pourquoi l’utilisation de la phytoépuration devrait être privilégier dans de nombreux cas car c’est une solution naturelle permettant d’épurer les eaux usées de manière efficace sans risque de pollution des terres et de la nappe phréatique et locale (sans infrastructure énorme). Ces techniques résolvent bien des problèmes posés par les systèmes d’assainissement individuel : fosses septiques (plus drains ou filtre à sable) ou par le manque de systèmes d’assainissement. » extrait du site internet de l’association eau vivante: http://eauvivante.net/

Voici le principe: les eaux usées passent à travers des bassins remplis d’un substrat constitué de pouzzolane où sont plantés différents végétaux sub-aquatiques : roseaux, massettes, joncs, iris… (espèces locales de préférence car elles sont adaptées au climat).  Ces plantes, et plus spécifiquement les roseaux (Phragmites Communis ou Phragmites Australis) ont la particularité de former un tissu racinaire et un réseau de galeries qui drainent, apportent de l’oxygène et servent de support aux bactéries aérobies. Ces bactéries ont un rôle de dégradation et de minéralisation de la matière organique, qui devient dès lors assimilable par les plantes.
A la sortie de ces différents bacs (ici 4 bacs) l’eau épurée se déverse dans une marre avant d’être infiltrée dans le sol ou réutilisée pour arroser les plantes et le potager étant donné la pureté de l’eau à la sortie.

voici le début de l’installation réalisée dans le cadre d’une rénovation d’une maison en pisé à côté de Vienne. Il reste encore à planter les bacs de roseaux, d’iris, de joncs, …