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04
août

La phytoépuration ou l’art de retrouver le cycle naturel de l’eau

« Les eaux à travers le monde sont largement polluées par les engrais et les pesticides chimiques, les métaux lourds, les composés dérivés du pétrole, les nitrates, les phosphates, les coliformes fécaux. Les nitrates, les phosphates et les coliformes fécaux qu’on retrouve dans les nappes phréatiques et les rivières proviennent, principalement, soit des activités agricoles, soit du manque de traitement des déjections humaines. Les stations d’épurations sont efficaces pour le traitement de la matière organique, mais elles relarguent encore trop souvent des nitrates, des phosphates et surtout des coliformes fécaux dans l’environnement. Pour les systèmes d’assainissement individuel seulement 15% de traitement est effectué. Les rivières sont largement victime de ces rejets et ne peuvent plus s’autoépurer, comme cela pouvait fonctionner lorsque le nombre de station était moindre.  Il paraît alors inadapté de poursuivre ce mode de fonctionnement. Voici pourquoi l’utilisation de la phytoépuration devrait être privilégier dans de nombreux cas car c’est une solution naturelle permettant d’épurer les eaux usées de manière efficace sans risque de pollution des terres et de la nappe phréatique et locale (sans infrastructure énorme). Ces techniques résolvent bien des problèmes posés par les systèmes d’assainissement individuel : fosses septiques (plus drains ou filtre à sable) ou par le manque de systèmes d’assainissement. » extrait du site internet de l’association eau vivante: http://eauvivante.net/

Voici le principe: les eaux usées passent à travers des bassins remplis d’un substrat constitué de pouzzolane où sont plantés différents végétaux sub-aquatiques : roseaux, massettes, joncs, iris… (espèces locales de préférence car elles sont adaptées au climat).  Ces plantes, et plus spécifiquement les roseaux (Phragmites Communis ou Phragmites Australis) ont la particularité de former un tissu racinaire et un réseau de galeries qui drainent, apportent de l’oxygène et servent de support aux bactéries aérobies. Ces bactéries ont un rôle de dégradation et de minéralisation de la matière organique, qui devient dès lors assimilable par les plantes.
A la sortie de ces différents bacs (ici 4 bacs) l’eau épurée se déverse dans une marre avant d’être infiltrée dans le sol ou réutilisée pour arroser les plantes et le potager étant donné la pureté de l’eau à la sortie.

voici le début de l’installation réalisée dans le cadre d’une rénovation d’une maison en pisé à côté de Vienne. Il reste encore à planter les bacs de roseaux, d’iris, de joncs, …